Accueillir les sentiments de son enfant

Accueillir les sentiments de ses enfants, c'est le fait de ne pas penser à leur place, de ne pas nier leurs sentiments, de ne pas traduire leurs sentiments par des sentiments d'adulte souvent très logique, d'ailleurs pour comprendre les phases de développement de l'enfant, je vous conseille ​la formation de madrassa lmde qui traite le sujet en profondeur et qui nous permet de gérer au mieux les conflits du quotidien avec son enfant.

Autant que parent, on a tellement peur pour nos enfants, qu'on les privent souvent des expériences de maturation associées à la déception, et à la frustration.

Tu ne ressens pas ce que tu ressens

Toutefois, en niant les sentiments de nos enfants, on leur envoie inconsciemment des messages qui se traduisent par :

  • Tu ne veux pas vraiment dire ce que tu dis.
  • Tu ne sais pas ce que tu sais.
  • Tu ne ressens pas ce que tu ressens.

Par exemple:

L'enfant s'est fait mal.

"Mon doigt ! J'ai mal au doigt."

L'enfant

La réponse automatique:

"Ça ne peut pas faire si mal, c'est seulement une petite égratignure."

Le parent

Là on nie son sentiment en minimisant la situation. 

Mais en accueillant son mal ça donne ceci:

"Je vois que tu t'es égratigné, ça peut faire mal."

Le parent



Traduire notre amour en mots

Cependant, on aime tous nos enfants, mais pour que cet amour soit utile à nos enfants, on doit apprendre à le découper en mots qui pourront les aider. En apprenant quoi éviter, on gardera automatiquement ce qu'il faut dire. Tu vas peut-être te dire, mais ce n'est pas naturel chez moi tout ça ! Oui, mais c'est quoi le plus important ? Être naturel, ou apprendre des nouvelles habilitées qui deviendront naturels avec le temps ?

  • On évite les jugements, bon ou mauvais (stupide, Très intelligent, Très beau...), et on les remplace par décrire ce qu'on voit. Exemple : "Ton dessin est beau" on le remplace par " Je vois que tu as dessiné une fleur rose, un arbre avec plein de feuillage". Si notre enfant nous demande si le dessin est beau, on lui demande ce que lui pense surtout de son dessin.
  • La Colère peut faire partie de notre quotidien (en attendant de régler ce problème), il faut toujours faire attention qu'on ne s'exprime jamais avec des insultes, et ne jamais attaqué la personnalité de notre enfant. On va plutôt décrire ce qu'on voit, et ce qu'on ressent face à la situation. Exemple : " Je vois plein de jouets par terre, moi, j'aime que tout soit en place. Le désordre me met en mauvaise humeur". Pour les actes qui se répètent, on peut mettre des avertissements et des sanctions, et ceci est très bien expliqué dans la formation gérer les conflits.
  • On évite aussi les menaces, et on les remplace par le choix. Exemple : " Choisie. Soit tu manges, ou tu laisses sur la table et tu reviens finir une fois ton jeu terminé."

Les bienfaits de ces habilités

En accueillant les sentiments de nos enfants, et en évitant tous les mots qui contredise l'amour qu'on porte pour nos enfants, on se retrouve à parler moins, mais avec des phrases explicatives, et qui vont droit au but. Des phrases beaucoup plus valorisantes, et encourageantes pour que l'enfant trouve des solutions par lui-même, car on ne réfléchit plus à sa place. Et en parlant moins, on écoute davantage.


Delà, on va se retrouver à remplacer un paragraphe par une phrase, une phrase par un mot, un mot par un geste.


En gros réapprenant à nous centrer sur nous-mêmes, sur nos réactions, et nos interprétations dans toutes les situations. Et préservant cette qualité qui se trouve toujours en nos enfants, pour pas qu'il se retrouve perdu entre eux-mêmes et leur entourage une fois adulte. Remplaçant autant que possible "tu" par "je".


 Les irritations quotidiennes sont des occasions de forger le caractère de nos enfants.

haim ginott


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